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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 13:03

Le satellite européen d'observation Envisat nous montre une magnifique vue de la mer de Barents, au large des côtes du Cap Nord, le point le plus septentrional de l’Europe continentale. En bleu ciel, on peut observer l’efflorescence du phytoplancton sur cette image prise le 17 août 2011.

La partie méridionale de cette mer peu profonde (230 m en moyenne) qui s’étend sur le plateau continental reste régulièrement dégagée des glaces grâce au courant chaud provenant de la dérive nord-atlantique. Ces températures plus clémentes contribuent au fort développement de la production biologique comparativement à d’autres océans situés à des latitudes similaires.

 

La-mer-de-Barents-au-Cap-Nord-de-l-Europe-occidentale.jpg

La mer de Barents, au large des côtes du Cap Nord prise par le satellite d'observation Envisat le 17 août 2011.

Crédit image : ESA.

 

Le phytoplancton qui dérive met en évidence les tourbillons des courants océaniques qui forment de spectaculaires spirales bleues et vertes. Ces organismes microscopiques qui flottent à la surface des mers et des océans ou a proximité de celle-ci ont été surnommés « l’herbe de la mer » car ils forment la base de la pyramide alimentaire marine.

Ces organismes simples jouent également un rôle similaire aux plantes vertes terrestres dans le processus de photosynthèse. Ils sont ainsi capables de convertir des composés inorganiques comme l’eau, l’azote et le carbone en matériaux organiques complexes.

Grâce à cette capacité à "digérer" ces composés, on estime que le phytoplancton absorbe autant de dioxyde de carbone de l’atmosphère que ses cousins terrestres, ce qui lui confère une très grande influence sur le climat. Il est aussi sensible aux changements climatiques, c’est pourquoi il est important de surveiller et de modéliser le phytoplancton dans les calculs sur l’évolution future du climat.

Bien que la plupart des espèces de phytoplancton soient individuellement microscopiques, la chlorophylle qu’ils utilisent collectivement pour la photosynthèse colore les eaux avoisinantes. Cela permet de détecter ces organismes minuscules depuis l’espace grâce à des capteurs dédiés aux "couleurs océaniques", telles que la caméra MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d’Envisat qui a pris cette image le 17 août 2011.

 

 


 

 

Une deuxième image prise par Envisat nous montre cette fois-ci le sud de la Namibie et le nord de l'Afrique du Sud sur la côte sud-ouest du continent africain.

On y distingue clairement les dunes de sables du désert du Namib qui est considèré comme le plus vieux désert au monde. Partiellement situé dans les limites du parc national de Namib-Naukluft, il est également connu pour abriter les plus grandes dunes de sable de la planète, culminant à plus de 300 m d'altitude. Ces dunes bordent le bassin de sel et d'argile de Sossusvlei.

Le sud de la Namibie au nord de l'Afrique du Sud

Cette nouvelle image a été prise le 4 juillet 2011 par la caméra MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d'Envisat.

Crédit image : ESA.

Au sud du désert s'étend la région diamantifère de Sperrgebiet. Entre les deux se trouve la ville coloniale allemande de Lüderitz qui a connu la prospérité au début du XXe siècle après la découverte des diamants.

Encore plus au sud coule le fleuve Orange qui matérialise la frontière entre l'Afrique du Sud et la Namibie avant de se jeter dans l'océan Atlantique dans la baie Alexander, où il colore les eaux bleues de l'océan d'une teinte verte avec ses alluvions. Deux villes se font face de part et d'autre du fleuve à son embouchure : Oranjemund en Namibie sur la rive nord et Alexander Bay en Afrique du Sud sur la rive australe. Les deux villes ont été fondées au début du XXe siècle pour l'exploitation des mines de diamant.


 


 

 

Une troisième image prise par Envisat nous montre la côte orientale de la péninsule du Kamtchatka, dans l’Extrême Orient russe entre l’océan Pacifique et la mer d’Okhotsk.

La côte orientale de la péninsule du Kamtchatka en Extrê

L’élément central de cette vue est un ensemble volcanique isolé qui comprend le plus élevé de tous les volcans actifs d’Eurasie, le Klioutchevskaïa Sopka.

Crédit image : ESA.


Ce "stratovolcan" qui est composé de multiples couches a été en activité sans interruption depuis sa première éruption relatée à la fin du XVIIe siècle. Au printemps de 2010, des éruptions de panaches de gaz, de cendres et de lave ont été enregistrées.

Le fleuve Kamtchatka, réputé pour ses eaux riches en saumons, coule au nord du complexe volcanique, obliquant vers l’est à hauteur de la colonie de Klioutchi en direction du Pacifique. En raison de son développement minimal, la péninsule est connue pour l’abondance de ses ours bruns. Parmi les autres animaux courants, on notera des renards, des loups, des rennes et des carcajous.

Cette image est une compilation de plusieurs passages du radar d’Envisat réalisés les 1er juin, 6 juillet et 10 août 2010. A chaque passage a été assigné une couleur (rouge, vert et bleu) et leur combinaison a produit cette représentation où les couleurs révèlent les modifications intervenues à la surface entre les différents passages d’Envisat. 

A LIRE EGALEMENT : 

LE LAC SULUNGA ET L’ÎLE VOLCANIQUE DE GUADALUPE VUS DE L'ESPACE

 



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